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 Interlude 1: Songe d'une nuit d'été

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Arioch



Messages : 14
Date d'inscription : 03/07/2017
Localisation : Saint-Cloud

MessageSujet: Interlude 1: Songe d'une nuit d'été   Sam 29 Juil - 15:21

Mois de Gozran, un soir…
(Arioch s’endort et songe)
« Par une journée marquée d’un soleil éclatant, je survole une foret inconnue qui parait séculaire…au centre, un chene immense se dresse et déploie sa ramure telle un dais protecteur. Attiré par ce parangon de la nature et un instinct qui me dépasse, je me dirige vers lui quand, à travers les interstices du feuillage, j’aperçois, allongé sur le sol, un homme, endormi ; son habit se confond avec la nature environnante et semble fait de feuilles et d’écorce. Etrange personnage ! Que fait-il seul au milieu de cette foret ? Je me pose sur une branche au-dessus de lui et l’observe : son sommeil parait paisible, ses traits sont plongés dans la pénombre mais toute son attitude dénote une détente certaine. Tandis que je réfléchis sur la raison de sa présence en ce lieu, l’homme ouvre les paupières, me fixe du regard, et me sourit. Plongeant mes yeux dans les siens, je me sens tomber...
Lorsque je reprends mes esprits, sans blessure aucune, l’homme est assis en tailleur face à moi, son regard rivé au mien, et me parle d’une voix tranquille. Dénué de toute peur, je me rapproche de lui pour mieux comprendre ses propos , sa main se pose sur moi et une douce chaleur m’envahit, des images, des voix, et des sensations inconnues me traversent, ma pensée s’éclaircit, et une énergie nouvelle s’empare de mon etre ! Je tente de parler mais c’est un terrible croassement qui sort de ma bouche. Effrayé, je veux me palper la gorge et ce sont deux grandes ailes noires que je ramène à mon visage. Penchant la tete vers mon corps, je prends conscience qu’il est couvert de plumes noires et que dessous saillent deux puissantes pattes. A ce moment, un rai de lumière transperce la semi-obscurité et illumine le visage de l’homme : peau pale, cheveux de jais, sourcils fournis, yeux violets foncés, c’est moi-même que je contemple ! »
(Réveil en sursaut)
Je me dresse sur ma couche, haletant, confus. Le reve paraissait si réel que j’examine mes bras et mon corps : intacts ! Rassuré, je me lève et vais marcher au grand air. Le jour point à l’horizon, et tandis que je me déplace, je me sens observé. Devant, derrière, personne. Levant alors la tete, j’aperçois un point noir, haut dans le ciel : un oiseau qui vole en circonvolution au-dessus de moi. Cette vision me renvoie aussitot à mon reve de la nuit passée, et tandis que je fixe l’oiseau, des sensations, des images, d’abord fugaces, puis de plus en plus précises, me parviennent. Je percois la confiance, le souci de protection, l’envie du partage, le plaisir de voler, de la vitesse et du vent dans les plumes. L’oiseau perd peu à peu en alitude, en lents cercles concentriques. Avant de le distinguer clairement, je connais déjà son espèce. Le volatile est à présent plus proche, et le sentiment de lien s’est accru. Tout à coup, le corbeau, puisque c’en est un, descend en piqué et me diffuse sa joie d’évoluer dans les airs. L’oiseau passe en rase-motte près de moi et je capte son espièglerie. Il se juche enfin sur une éminence, m’envisage et d’une voix aimable s’adresse à moi : « Je te trouve enfin ! Je t’ai vu en reve cette nuit, et depuis le lever du jour, je parcours les cieux attiré par je ne sais quelle urgence vers cet endroit ! Quand je t’ai apercu, j’ai su que j’avais atteint mon but. …As-tu des noix ? »
Je n’avais pas de noix et digérais les informations données par mon singulier compagnon.
« Je t’ai aussi vu en reve, et puisque tu as faim, je te propose de trouver de quoi te rassasier. Au fait, je m’appelle Arioch »
« Tres bien ! J’aime bien les noix, les noisettes, et les glands, et puis les petits animaux morts quand la viande se détache toute seule de l’os. Mon nom serait trop difficile à prononcer pour toi, trouvons un nom qui sonne bien »
« Que pendes-tu de Hekel ? Ou Jekel ? »
« Non ! Mes cousins s’appelaient comme ca, et ils ont fini dans une boite, obligés de faire rire des enfants pour etre nourri ! »
« Et, Arold ? »
« Va pour Arold ! Et n’oublie pas : on ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »
« Que veux-tu dire ? »
« Je n’en sais rien Arioch ! J’ai entendu un renard dire cela à un enfant, et cela semblait important »
« D’accord Arold ! Je te propose de rester discret sur notre relation. J’ai des nouveaux compagnons de voyage que je connais encore mal et je ne voudrais pas qu’ils te blessent par crainte. Lorsque je leur aurais parlé de toi, tu pourras te montrer…Tiens, voilà des noix !
« Merci Arioch, je repars dans les airs. Je serais tes yeux »
« A bientôt Arold, porte-toi bien ! »
Amusé de ce nouvel ami, je retournais vers mes compagnons…
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