KINGS OF THE VALE
 
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 Alcyran : autant en emporte le vent

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Alcyran

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MessageSujet: Alcyran : autant en emporte le vent   Mer 5 Juil - 16:38


Alcyran se promène depuis longtemps déjà au gré du vent. C'est un voyageur qui se faufile entre les arbres et les pics accidentés, qui dévale les pentes à toute allure en faisant bruisser les feuilles et herbes hautes. De sa Varisie natale, il conserve des échos, des parfums, des paysages.

Sa famille humaine n'est plus, tel est le fardeau de ceux qui s'attachent aux éphémères. Cela fait partie du cycle sans fin de la vie. Lui aussi rejoindra l'immensité du ciel, mais son heure est loin d'être venue, et il lui reste tant à découvrir.

Ses longues heures de contemplation lui ont donné une sérénité qui tranche pourtant radicalement avec sa nature profonde. L'air qui le compose, qui le fait vivre, qu'il respire goulûment, le rend changeant comme les vents.

Alcyran, malgré ses voyages, est parfois maladroit avec les autres. En tant que druide du ciel, il est plus coutumier du fait de méditer sur un haut sommet que de faire du commerce ou de la politique.

Il se promène depuis quelques années avec une joyeuse créature à la peau verte du nom d'Agarvak dont le caractère s'accorde bien avec le sien...
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Alcyran

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MessageSujet: Re: Alcyran : autant en emporte le vent   Jeu 6 Juil - 14:16

Extraits du journal d’Alcyran


Un repos de courte durée

L’ambiance à Vigile est pesante, étouffante. Ces fichus paladins tirent des tronches de 10 pieds de long et Agarvak est obligé de faire profil bas sous son capuchon. Nous n’allons pas nous éterniser, juste le temps de reposer nos pieds fatigués et de s’envoyer quelques chopines. Je vais aller faire un tour au panneau d’affichage, peut-être y aura-t-il quelque chose d’intéressant pour nous occuper.

L’auberge est douillette, et le vin épicé est sucré, en revanche mes poches sont presque vides. Agarvak joue avec l’affiche que nous avons prise, une demande d’aide de la part d’une petite bourgade au nord. Je m’imagine déjà l’affaire rondement menée quand un humain aux yeux étranges, ayant apparemment surpris notre conversation s’invite à notre table, suivi peu de temps après par un autre… humain ?... tout aussi louche qu’Agarvak sous sa capuche. Ils comptent accomplir la même besogne que nous et demandent à se joindre à nous pour le voyage.

Le premier, Arioch, a l’air aussi avenant qu’impulsif, et tranche avec le second, Arsenio, plus réservé et prudent. Je finis par en découvrir la raison en chemin lorsqu’une bourrasque fait onduler sa cape, révélant un court instant des yeux de rubis et une peau d’ébène, encadrée par des cheveux ivoire. Un frisson me parcourt alors que je réalise qu’il s’agit d’un drow, race redoutée de tous, même si j’en sais relativement peu moi-même. Mais il semble tout à fait civilisé, et le fait qu’il chemine paisiblement en notre compagnie est plutôt bon signe.

Je m’apprête à le questionner quand nous tombons nez-à-nez avec des corps sanguinolents gisant sur la route, une demi-orque encore debout ferraillant avec deux créatures démoniaques. En appelant à Gozreh, j’en renverse une par un puissant coup de vent, mais je vois alors Arsenio incanter un sortilège et Arioch grossir démesurément avant d’abattre son épée sur les deux malheureuses créatures. Sa désormais colossale barre d’acier crépitant d’énergie tranche tendons, os et autres organes inconnus avec une facilité déconcertante. Arioch me fait penser à un taureau, tant par le tempérament que par la force brute.

Mon fidèle Agarvak était lui déjà en train de fouiller les corps rougis de ce qui devait être une patrouille ou un convoi quelconque. Je m’occupe de soigner Arioch, que sa côte flottante élance, puis je m’assure de l’état de la demi-orque. Un message trouvé par Agarvak sur un des corps ne laisse aucun doute sur le fait que notre employeur gît parmi les victimes. Le corps d’une orque aux traits de fiélon attire mon attention.

La seule rescapée se présente sous le nom de Vegazi, mais est peu coopérative. Elle nous raconte avoir tenté de sauver le Seigneur Wate Arwyll et, avoir autrefois fait partie des Furies de l’enfer, responsables de l’attaque. Son histoire est, au mieux, tirée par les cheveux, mais est-ce qu’il appartient à un groupe comprenant un gobelin et un drow de juger ce genre de chose ? Et puis je ne me sens pas directement concerné par cette histoire, même si je vois l’influence démoniaque d’un mauvais œil. Peut-être aurons-nous le fin mot de l’histoire en rejoignant Arwyll.

Les morts sont enterrés et mon mulet est réquisitionné pour porter la dépouille de Wate. Je sens qu’une protestation serait mal venue, mais je n’en pense pas moins. Les cadavres n’ont d’intérêt que de servir d’engrais ou nourrir les charognards, pas besoin de creuser pour cela. Et pourquoi suis-je le seul à avoir la présence d’esprit de ne pas porter moi-même mon matériel ? J’espère que son sang ne va pas salir le pelage de Nimbus, je l’ai brossé hier.


Arwyll, bourgade désuète

L’atmosphère d’Arwyll n’a rien à envier à celle de Vigile. Une morosité qui confine au suicide. J’imagine que la proximité des orques a quelque chose à voir avec ça. Moi qui espérait un bourg un peu animé et entraînant, ça me coupe l’envie de jouer de la flûte.

Un garde atterré conduit notre petit groupe et Vegazi devant les notables du conseil de la ville. Leur mine déjà sinistre ne s’améliore pas quand ils apprennent la mort de Wate. Entre le bourgmestre à l’allure porcine et ses deux acolytes patibulaires, je me demande si l’orque fiélonne n’avait pas un petit air sympathique finalement.

S’il n’y a pas d’héritier, il suffit d’en désigner un, les humains sont parfois si compliqués. Ils semblent aussi prendre outrage de questions pragmatiques. Moi qui faisait mine de m’intéresser à de la politique, je les laisse à leur petit jeu de dupes. Arsenio semble beaucoup plus à son avantage que moi.

La question démoniaque me préoccupe davantage. Ils ne font pas partie de l’ordre naturel et n’ont rien à faire parmi les mortels. Leur souillure doit être combattue avec détermination, une détermination dont le conseil semble manquer. Mais il est vrai qu’ils manquent cruellement d’hommes également. Peut-être serais-je en mesure de les aider. Arioch s’érige devant le conseil en protecteur de Vegasi, qui affirme que les orques se sont liés aux démons.

Pour l’heure nous sommes « invités » à rester en ville. Je suppose que leur demande est raisonnable compte tenu de la situation. Arioch et Agawak partent au temple se faire soigner tandis que je me dirige vers l’auberge aux côtés d’Arsenio. Son attention est attirée sur le chemin par un imposant bâtiment rouge, une bibliothèque. Mon attrait tout relatif pour les livres me fait préférer la direction de l’auberge, et je laisse l’érudit s’engouffrer dans l’édifice.

Je trouve une naine robuste au comptoir. Je commande une bière et demande expressément un petit supplément aromatique, soupçonnant qu’elle soit de nature fadasse. Je suis sceptique devant l’herbe non identifiée qui plonge et remonte au gré de la mousse. La faune et la flore ne sont certes pas à proprement parler ma spécialité, mais je suis loin d’être un néophyte tout de même !

Arsenio arrive à point nommé, et je suis heureux de tester sur lui ma découverte. Le bougre est touché et tient à m’offrir la même. Me voilà coincé, mais le comique de la situation m’arrache un sourire. La bière était très agréable et je me sens maintenant très… détendu…
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Alcyran

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MessageSujet: Re: Alcyran : autant en emporte le vent   Ven 7 Juil - 16:01

Des idées brumeuses

Je n’ai aucune idée de comment j’ai atterri dans ce lit. Je fais des rêves magnifiques, je flotte haut dans le ciel, je nage dans l’air, le paysage défile et je distingue les tâches mouvantes de troupeaux sur la toundra. Soudain un bruit en lisière de mon esprit détourne mon attention. On dirait l’écho lointain de la voix d’Arsenio. J’entrouvre une paupière : l’obscurité de la nuit. Qu’est-ce qu’il a à gueuler comme ça ?! Il ne s’est quand même pas levé la naine ?! Je ne me sens pas trop en état de réfléchir. Ma décontraction reflue un instant et je crie de faire moins de bruit avant de replonger la tête dans les plumes de mon oreiller.

Les cris reprennent de plus belle ! La bienséance est décidément le dernier souci de certains. Je rampe hors de mon lit et flotte jusqu’à la porte… Bah tout ce raffut pour quelques démons, pas de quoi s’affoler, ça pouvait attendre demain. Ils sont drôles avec leurs cornes bizarres, et je m’esclaffe devant celui dont la langue est sortie, formant une grimace ridicule. En tout cas, Arioch aurait au moins pu avoir la décence de les occire en silence. Ce manque de considération pour ma personne m’émeut au plus haut point, je retiens un sanglot.

La petite dame nous implore de l’aider, rien d’impossible pour le puissant Alcyran maître des éléments. Je m’engage dans la cave à la suite d’Agarvak que je me fais un devoir de le protéger. J’invoque une brume pour nous dissimuler des deux choses informes qui dévorent avidement un tas de chair rose. Une protection dont le méchant Arsenio se plaint. Pauvre Alcyran, lui qui ne cherche qu’à aider se fait houspiller. Je soigne Arioch malgré tout puis je vais me passer de l’eau sur le visage, je me sens bizarre…


Des catacombes diablement animées

La ville subit un assaut généralisé, mais notre présence est requise dans les catacombes, où le meneur s’est enfoncé. Arioch, le seul dont les yeux humains ne percent pas les ténèbres, crée une lumière avec son pendentif. Je suppose que pour la discrétion, on repassera. Etant le plus solide guerrier d’entre nous, c’est de toute façon lui qui ouvre la marche.

Arrivé au bout du premier couloir, Arioch se penche au sol et essaie de déceler des traces. Je me fais un plaisir de lui indiquer la bonne direction, content de mettre mes compétences de pisteur au profit du groupe. Les empreintes dans la poussière mènent dans une pièce où des urnes disposées contre les murs encadrent un autel central dédié à Pharasma. L’autel a été brisé et pillé. Les traces semblent mener à gauche cette fois, mais Arsenio, dont l’ouïe fine m’impressionne, clame avoir entendu un bruit à l’opposé. Il s’empresse d’aller regarder tandis qu’Agarvak s’affère à sauver des objets d’un destin inutile dans la pièce voisine.

Arsenio nous demande de le rejoindre immédiatement, un démon s’accroche au plafond de la salle. Je le rejoins et j’ai juste le temps d’identifier l’objet que tient le démon comme étant un masque mortuaire avant qu’il se volatilise. Arsenio reconnaît là une téléportation, le voleur vient de s’enfuir.

Nous retrouvons Agarvak en train d’insérer une mauvaise lame sous le couvercle d’un sarcophage, persuadé d’avoir entendu une respiration étouffée. Le sarcophage s’avère receler un certain Jérem, un garde involontaire submergé par une peur bien légitime pour un non combattant. Il prend ses jambes à son cou sans demander son reste, et nous poursuivons pour nous assurer que le démon croisé était bien le seul.

Au détour d’un croisement, Arioch, qui a repris la tête de file, lâche un cri de douleur quand une flèche vient lui perforer l’épaule. Agissant plus par réflexe pour secourir mon compagnon que par instinct de survie, je me rue devant pour neutraliser l’archer. L’orque qui me fait face à 10 pas voit son arc ployer et rompre sous l’effet de ma magie. Je commençais à esquisser un sourire victorieux quand une orque surgit de nulle part et fait tournoyer une incroyable hache double. J’ai à peine le temps de me décaler d’un pied que l’une des têtes fend l’air et fracasse la dalle de pierre.

C’est le moment qu’Agarvak choisit pour intervenir, sortant l’un de ses fameuses bombes. Connaissant son adresse incroyable je visualise déjà mon assaillant terrassé. Son bras se détend avec une précision surgobeline mais la bombe lui… échappe des doigts ?!? A peine ai-je le temps de lever bien haut mes sourcils et d’écarquiller les yeux, que je ne sens plus mon côté droit, couvert d’une pellicule de glace.

Le combat ressemble à une vague de chaos. Arioch ne peut faire barrage puisque je suis en première ligne. Une DEUXIEME bombe lancée par Agarvak atteint notre coterie. Est-ce que je l’ai contrarié récemment ? Il ne peut pas être AUSSI maladroit ?! Lui qui d’habitude fait preuve d’une si grande précision. Je tirerai ça au clair plus tard. Mes doigts sont engourdis et mes lèvres gercées, je me meus difficilement. J’invoque la puissance de l’air pour repousser l’orque avant de battre en retraite, très mal en point.

Arsenio invoque graisse et toile d’araignée pour stopper l’orque. J’invoque une hyène et Arioch pourfend finalement l’orque d’un coup magistral. Ma hyène part à la poursuite du deuxième orque, rejoint par Agarvak. Estimant qu’ils peuvent la neutraliser et que mes forces sont insuffisantes, je me contente de fouiller le cadavre de la cheftaine.

Arioch assome la deuxième orque, et la ranime pour l’interroger. Mal lui en prend : un vilain morceau d’acier vient percer ses entrailles et l’oblige à achever la scélérate. Je lui tends les menottes que je viens de trouver, ça l’aidera à prévenir ce genre de désagrément à l’avenir. Agarvak et Arsenio se concentrent sur le coffre qui trône au milieu, des biens de la famille Arwyll. Le corps d’Adil, le père de Wate repose ici.

Je vois Arsenio examiner une paire de magnifiques bottes, clairement faites pour optimiser la marche. Tout à fait le genre qui me serait utile. Agarvak lorgne aussi le coffre de ses yeux rouges avides. Cependant, prendre les affaires d’un mort pour leur donner une réelle utilité au lieu de les laisser pourrir au fond de cet endroit sordide, semble chagriner Arsenio et Arioch. Leur ignorance du cycle de la vie et de la mort me sidère. Eh bien soit, je m’en empare, mais les deux paladins me serinent une litanie sans fin sur le respect dû aux biens d’un mort. Quel récit absurde ! Agarvak me dit en aérien de laisser tomber, glissant une petite insulte bien sentie à l’intention des deux autres au passage. Arsenio, qui parle décidément bien des langues, le prend mal. Pour ne pas froisser les susceptibilités davantage, j’abandonne la partie. Pas besoin que ces bottes de discorde sèment la zizanie, il sera bien temps de les récupérer plus tard sans ces deux empêcheurs de réutiliser en rond. Je suis curieux de voir si la prochaine fois, c’est ma sensibilité qui sera ménagée.

Le conseil des sinistres savoure la goutte de réjouissance que nous lui offrons dans son flot de désespoir. La récompense est la bienvenue, ainsi que les soins. Mes engelures m’inquiétaient et j’avais épuisé mes propres soins. Nous convenons de nous revoir après un sommeil bien mérité. De nombreuses affaires restent en suspens.
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Alcyran

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MessageSujet: Re: Alcyran : autant en emporte le vent   Mar 25 Juil - 15:53

Proposition décente

Krevac nous reçoit dans sa bibliothèque, un bâtiment assez cossu. Les recherches sur le masque mortuaire dérobé nous apprennent qu’il peut servir à convoquer des Erinyes, des anges déchus devenus des perversions diaboliques. Krevac propose de nous couvrir de biens onéreux et d’argent pour la tâche que j’avais précisément l’intention d’accomplir de toute façon, à savoir régler ce problème orquo-diabolique. Je n’ai pas l’ombre d’une hésitation. Arsenio en revanche, semble présenter les mêmes symptômes que dans les catacombes : serait-ce des scrupules ? Il questionne Krevac sur ses velléités concernant Arwyll, et semble avoir peur qu’il s’accapare le pouvoir. Je formule en pensée « et alors, quand bien même ? ». Cela ne le - ne nous - regarde pas. Krevac a beau présenter des origines chelliaxes, il ne me semble pas pire que les autres membres du conseil. Lui au moins a la sagesse de s’attacher les services des rares personnes compétentes présentes. Et puis comme le souffle Agarvak, s’il s’avère lié aux diables, il sera toujours temps de sévir. Je reste perplexe devant les circonvolutions de la pensée d’Arsenio. Arioch convient de reporter la décision, nous nous retirons donc. En ce qui me concerne, c’est déjà tout vu, dussè-je accepter seulement avec Agarvak, dont les choix sont souvent aussi avisés que les miens.

En route vers le bazar pour troquer quelques babioles, j’aperçois Vegazi qui sort d’une grande maison, assurément la propriété d’un notable. Je la hèle et lui demande d’où elle sort. Elle est si timide que je dois reformuler pour obtenir une réponse audible, moi qui ai l’ouïe si fine ! Le bourgmestre Proum l’a convoquée, apparemment pour connaître ses intentions. Je lui demande s’il sera possible de lui reparler, et je file avec la certitude de la retrouver à l’auberge. Le marché est fermé, et nous retournons réveiller Krevac pour accepter son offre, mais Arsenio continue de faire la fine bouche et boude les présents. A la bonne heure, ça en fait plus pour les autres ! Krevac nous indique un ancien compagnon d’arme d’Adil Arwyll, qui vit retiré dans les environs de la ville si nous voulons en savoir plus sur lui.

Direction le Furet Bienheureux pour nous restaurer. Jerem, le garde-cartographe du sarcophage, nous propose une carte de la région. Arioch fait tinter quelques pièces dans sa main pour le remercier. Je monte ensuite confronter Vegasi, que je soupçonne de garder bien des choses pour elle. Arsenio sort pour nous laisser seuls. Je la questionne sur Adil Arwyll, qui est manifestement le lien entre les Furies et la ville. Arwyll a été capturé alors qu’elle avait 10 ans. Sa captivité n’a duré que quelques jours mais lui a tout de même fait endurer des mauvais traitements. Vegasi l’a aidé à s’échapper, en échange de quoi Adil lui aurait remis son anneau de famille. Je pense que c’est à ce moment-là qu’elle a décidé de rompre avec les Furies. Je lui parle du masque mortuaire dérobé, et quelque chose me dit qu’elle le connaît ou qu’elle sait quelque chose qu’elle ne dit pas. Elle me révèle toutefois que les colliers de plumes noires sont portés exclusivement par ses sœurs, les filles de la matriarche. Je l’invite à nous accompagner voir les Furies, mais elle préfère rester à Arwyll. Elle cache quelque chose, c’est certain !

Caprice des cieux

La nuit se passe sans incident, et je mange rapidement mon bout de pain au lait et au miel : nous n’allons pas tarder à partir et je suis attendu. Je me dirige d’un pas leste vers les catacombes dont l’entrée est déserte. Connaissant le chemin et n’ayant pas besoin de lumière, je m’engouffre prestement dans ce lieu lugubre. Je vois des traces de sang séché laissées par notre dernière visite. Droit au but : le coffre, les bottes ! Aussi confortables que je le pressentais, et je me sens encore plus rapide ! Je laisse le reste de la tenue, j’ai encore l’attirail de l’orque fiélone qui m’encombre, et je doute de trouver preneur pour du matériel aussi reconnaissable. Note à moi-même : refiler la masse à Arioch, il ressemble plus à une mule que moi qui suis si frêle.

Je décide de tenter d’examiner le corps d’Adil, puisque je suis sur place sans gêneur. Je me demande s’il est possible qu’il ait acquis les mêmes traits diaboliques que les orques. Je pousse le lourd couvercle du sarcophage et j’entreprends de défaire les bandelettes accessibles, au niveau du visage. Rien d’étrange pour un cadavre embaumé il y a 5 ans. Je referme le tout, ni vu ni connu et je m’affaire à salir mes nouvelles bottes – au cas où – lorsqu’un souffle glacé me hérisse ! Je ne me rappelle pas avoir senti un vent de cette nature. Je file hors de ce lieu maudit à une vitesse stupéfiante…

Les moutons de la discorde

Départ d’Arwyll en direction de l’ouest, la journée s’annonce radieuse. Faute d’avoir pu se procurer des montures, je suis encore le seul à ne pas avoir à marcher. Un seul mot : expérience. De toute façon cela vaut mieux car je suis infiniment plus véloce qu’eux. Une silhouette se détache au loin, un cadavre sanguinolent de mouton occupe le milieu du chemin. Un examen révèle des traces de griffures et morsures de grand félidé, mais nulle empreinte, que ce soit du mouton ou du chasseur, comme s’il était tombé du ciel ! J’arrache un morceau : on ne crache pas sur un déjeuner tout prêt.

Une masure de berger apparaît plus loin, son propriétaire déplore la perte de plusieurs de ses moutons et nous invite à voir des traces à proximité. Peut-être pourrais-je éloigner le prédateur. Je laisse mon mulet et remonte la piste jusqu’à une caverne. Une odeur de fauve en émane. Je m’avance en premier pour essayer d’amadouer la bête, qui s’avère être un très gros lion. Grâce à des secrets druidiques dont je passe les détails, je me fais accepter du lion, qui m’entraîne dans la cavité pour jouer. Je repère dans un coin un amas de bibelots hétéroclites parsemé d’or et de gemmes. Etrange, pour un lion.

La mi-lionne ère

Un rugissement se fait entendre à l’extérieur, où mes compagnons sont restés. Une lionne sûrement. Le lion est en tout cas attiré et s’éloigne vers l’extérieur. J’en profite pour sauver quelques objets esthétiques qui traînent dans le coin. J’entends des bribes de… discussion ? Si l’autre créature est intelligente – ce qui expliquerait une accumulation d’objets clinquants – elle n’appréciera pas de me trouver dans son antre et sera plus difficile à amadouer. Je préfère opter pour une semi-discrétion, puisque le brouillard que j’invoque est flagrant.

En sortant à pas mesurés, j’entends plus distinctement l’objet de la conversation. Une grosse voix étrange reproche au « magicien » le brouillard que j’ai invoqué. Avant d’arriver en lisière du brouillard, j’aperçois une manticore furieuse. Malgré mes précautions je suis repéré - sûrement par un flair aiguisé - et la manticore est aussitôt hostile. Il me vient la pensée saugrenue que le lion remplit mal sa besogne. Je n’ai pas le temps de faire quoi que ce soit qu’une toile collante m’immobilise complètement. Je maudis intérieurement Arsenio qui doit décidément faire un concours avec Agarvak !

Toutefois Arsenio semble encore jouer la carte de la diplomatie. Il s’excuse auprès de la manticore et explique les circonstances de mon intrusion. Je dissipe ma brume, et la manticore paraît satisfaite de son inspection de la caverne. Elle exige une offrande de mouton. D’après ce qu’Agarvak m’explique sur le retour, il est question d’un accouplement entre la manticore et une Erinye. La perspective d’un coït zoophilo-monstruo-diabolique est assez perturbante… même pour un druide ! Je me demande où Arsenio va chercher tout ça…

Arioch a la bonne idée d’effrayer le berger en lui signalant la présence d’un lion et d’une manticore. Ainsi il sera plus prudent et conscient qu’il doit partager ce territoire. Si les moutons viennent à manquer, nul doute qu’il sera le prochain. Un gibier faible et lent est toujours la première victime. Nous prenons un repas frugal avec sa petite famille et lui achetons un mouton que nous ramenons à la manticore. En chemin un sanglier harnaché déboule à toute vitesse et entreprend de nous dépasser quand Agarvak se saisit d’une branche morte en espérant faire trébucher la bête de 90 kg lancée à pleine vitesse. Une volée de copeaux plus tard, il se retrouve avec quelques échardes en main, ne réalisant même pas la chance qu’il a eue de s’en tirer indemne.

Je n’ai jamais au grand JAMAIS entendu quelqu’un d’aussi obséquieux qu’Arsenio lors de sa discussion avec la manticore. N’importe quel être doté d’une intelligence au moins animale en aurait pris ombrage. Je contiens mon rire à grand peine, mais l’idée de voir combattre une manticore et une érinye qui se demande ce que l’autre lui veut ne m’aide pas. La manticore nous dit être partie en repérage et a ramené une orque aux traits diaboliques, qui gît à moitié morte dans un coin. Elle nous en fait présent.

Une orque revêche

Elle est inconsciente, a de longs dards plantés sur un côté, des traces de griffure et un pied à l’envers. Qu’à cela ne tienne, je lui remets le pied à l’endroit, ce qui a le mérite de la réveiller. Elle se met à me parler en druidique, chose étrange. Un druide ne se compromettrait jamais avec des fiélons, tout orque qu’il puisse être. Arioch la soigne avec une magie sombre qui me surprend, après lui avoir passé des menottes comme je le lui avais recommandé. Elle nous révèle que sa mère compte unifier le pays des orques sous son règne, et nous dit que le rituel doit déjà être terminé. Elle ignore que Vegazi est vivante, la croyant morte depuis des années. Elle ne semble pas avoir de remords, que ce soit à propos de l’attaque d’Arwyll ou de sa transformation.

Je veux prendre son collier de plumes noires, indiquant son rang de fille de la matriarche, mais cette garce me mord puissamment la main. Avec sa dentition monstrueuse elle aurait pu tout aussi bien me la couper ! Je réplique instinctivement de quelques coups bien sentis, mais elle m’a énervé. Je la provoque en sortant un autre collier que j’agite sous son nez, mais mes compagnons se renfrognent. Agarvak veut bien faire en retirant les piquants de manticore qui la hérissent, mais préfère utiliser une technique personnelle en tirant à l’horizontale plutôt qu’à la verticale. J’en profite pour fouiller la diablesse, précaution que nous aurions dû prendre initialement.

Finalement le sanglier croisé plus tôt arrive et brise les menottes. Arsenio la retient quelques instants dans une toile, mais la bougresse paraît déterminée. Sentant que je me suis emporté, j’hésite un instant lorsque la toile cède et elle en profite pour s’enfuir.
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Alcyran

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MessageSujet: Re: Alcyran : autant en emporte le vent   Mer 9 Aoû - 16:24

Le vieux guerrier

Nous retrouvons une ferme déserte à notre retour, les éleveurs ont plié baluchon et sont repartis vers Arwyll. Après un court repos, direction plein ouest pour voir Guelt, le vétéran ayant côtoyé le père Arwyll. En chemin, une bâtisse révèle une scène macabre. Les orques sont passés par là il y a une paire de jours et sont repartis vers le Pic, coïncidant avec les informations précédemment recueillies. Le vieil ermite se terre dans une ferme qu’il a pris soin d’entourer de pièges. Je sonne du cor pour le prévenir de notre visite. Je ne pense pas que ce genre de personnage paranoïaque soit du genre à aimer les surprises. Quoique… en repensant à la ferme dévastée plus loin sur le sentier, je devrais plutôt dire prévoyant.

Arioch, la bravoure chevillée au corps, décide d’ouvrir la marche. Il avance prudemment sur une bonne centaine de mètres déjà quand un claquement métallique retentit. La mâchoire métallique vient mordre le mollet de notre infortuné compagnon qui arrive tout de même à s’en défaire. Il ne se rend pas compte de la chance qu’il a que ce soient de vulgaires pièges à loup, et non un de ces lourds pièges à ours dont je possède plusieurs exemplaires. Alors que nous nous rapprochons encore, le battant de la maison s’ouvre brusquement et un vieil homme décati nous braque avec une arbalète. Il a interprété mon coup de cor comme une déclaration hostile, ce n’est donc pas la lucidité qui l’étouffe.

Le drow et le gobelin se dissimulent tant bien que mal, et Arioch négocie notre salut. A l’intérieur, le vieux guerrier s’épanche sur son passé et les Arwyll. Il a adopté la petite Vegasi venant d’aider Adil Arwyll à s’échapper, et s’est installé à l’écart à cause du racisme des habitants d’Arwyll. La jeune demi-orque est morte en même temps que le père Arwyll, et gît à côté de la maison à côté de sa mère adoptive. Guelt est furieux d’apprendre qu’un imposteur se fait passer pour Vegasi et monte difficilement sur son canasson avant de cavaler en direction de la ville.

Le groupe est perplexe face aux déclarations du vieux, dont la santé mentale est discutable. Je propose de creuser pour voir si la fillette est réellement enterrée. Arsenio est à la fois d’accord… et opposé. Ca n’a pas l’air de tourner très rond chez lui non plus. Agarvak approuve mon idée et donne la première pelletée en signe de soutien. J’aurais préféré inverser les rôles et moi aussi ne donner que la première. Mais c’est encore le frêle Alcyran qui doit s’échiner. On me laisse creuser seul pendant que les autres s’attaquent à la combien éreintante lecture des notes de l’ermite, qui semble avoir une certaine compulsion à tout noter. Ce n’est pas de moi qu’on pourrait dire ça !

La pelle finit par toucher une surface plus dure, et je déblaie le corps. Des dents proéminentes semblent attester de la nature mi-orque du squelette. Vegasi s’est donc jouée de nous, on ne peut pas dire que je tombe des nues. Elle aura fini le travail commencé des années plus tôt en tuant le père Arwyll, peut-être complote-t-elle-même avec le bourgmestre du manoir duquel je l’ai vue sortir. Je remarque également un très joli collier, dont un rapide examen me révèle la nature magique. En y regardant de plus près, il s’agit même d’un collier d’immunité au feu ! Tout content de ma trouvaille, je glisse le collier sous mon armure.

Arioch trouve quelques éléments intéressants, notamment la confirmation de la présence orque au pic. Si nous voulons être au rendez-vous fixé par la manticore nous devons nous mettre en route sans tarder, même si des explications avec « Vegasi » s’imposent.

Le Pic

La créature hideuse est bien au rendez-vous sur les pentes du Pic. Elle nous intime l’ordre de nous occuper des gêneurs pendant qu’elle tentera une copulation avec l’érinye. Un premier étage atteint, des gardes veillent. Malgré nos sortilèges il nous faut un certain temps pour venir en à bout. Le diable barbu s’est avéré particulièrement coriace et est parvenu à échapper à une fosse magique invoquée par Arsenio. Le plus dur a été de combattre en s’économisant, le plus dur reste à venir.

Des bruits d’affrontement s’élèvent du sommet. Deux créatures ailées virevoltent dans une étreinte mortelle. La manticore mord et lacère l’érinye qui réplique tant bien que mal, mais finit par porter un coup d’épée décisif. Elle crie alors dans une langue ignoble, propre à son engeance contre nature. Agarvak saisit ce moment de flottement pour bombarder le petit groupe composé de la cheftaine, d’une de ses filles agonisante et d’un diable barbu…
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Alcyran

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MessageSujet: Re: Alcyran : autant en emporte le vent   Ven 15 Sep - 11:05

Le Pic (suite)

L’affrontement est une véritable débauche de magie de part et d’autre. Arsenio agrandit Arioch qui fonce sur l’érinye dans une charge aérienne déroutante, s’ensuit un face-à-face épique de chairs lacérées et brulées. Arsenio emprisonne le diable barbu dans une sphère aqueuse et l’envoie dévaler le flanc de la montagne. Au final, l’érinye gît aux côtés de la manticore et Kelsef profite que nous pansions nos blessures pour s’enfuir. Nous délivrons des éclaireurs d’Arwyll qui avaient été portés disparus et nous hâtons de revenir. Je présume que l’imposteur Vegazi va occire promptement le vieux Gelt quand il la démasquera, mais les autres semblent davantage penser à la protection de l’orque. Une courte vue typique des éphémères, je ne peux les blâmer.

Règlement de comptes

Les gardes en faction nous apprennent la mort de Gelt après une altercation avec Proum. Celui-là même qui s’était acoquiné avec Vegazi… Arioch nous enjoint d’aller interroger le bourgmestre. Cet infâme tas de lard nous ment effrontément en invoquant la faiblesse psychologique de Gelt. Nous repartons mais Agarwak est resté fouiner. Arsenio se dirige vers la demeure de Shovaan Orda, l’autre membre du conseil avec Gallus Krevac. Agarwak réapparaît et raconte que Proum le pourceau s’est confié à sa femme à propos d’une prochaine ascension à la tête de la ville et d’une vie de château. Il garde également un tiroir bien protégé que le gobelin n’a pas pu ouvrir.

Shovaan est morte, pendue. Direction les archives rouges pour un entretien avec Gallus. Nous le trouvons effondré, en plein discussion avec Vegazi. La créature ne tarde pas à avouer être un diable du nom d’Alkaest, venu traquer son vieil ennemi Gallus Krevac, le seul ayant réussi à briser un pacte infernal, contracté lors de son passé de prêtre d’Asmodéus, en détruisant l’autre copie dans les archives du Chelliax. Alkaest le poursuit depuis sans relâche, pour venger l’affront qu’il lui a fait, et la disgrâce qu’il a causé. Proum aurait lui-aussi signé un contrat pour s’assurer la tranquillité de la ville une fois celle-ci sous sa coupe.

Une petite satisfaction intérieure m’envahit, je savais bien que Vegazi n’était pas digne de confiance. La discussion s’interrompt quand le diable passe à l’attaque. Arioch lui assène un formidable coup qui le perfore de part en part et Arsenio l’empêche de se téléporter. J’enjoins Gallus à terminer lui-même ce qui a commencé avec lui, en lui tendant une dague. Les diables sont pointilleux, Arsenio, terrifié par les conséquences sort même précipitamment de la pièce. Gallus achève Alkaest qui l’a traqué depuis tant d’années.

Darrel Proum est pendu en public, et son contrat détruit. Sa veuve, Betina, est bannie de la ville, et accepte l’offre d’Arsenio de nous accompagner plutôt que d’être livrée à elle-même. Triste ironie que d’accompagner ceux qui sont à l’origine de sa situation, quand bien même le premier à blâmer est bien Proum. Gallus Krevac reprend temporairement les commandes de la ville. Il s’est débarrassé de ses oripeaux maléfiques il y a bien longtemps, et n’aspire aujourd’hui qu’à la paix. Je quitte Arwyll sans me retourner. J’ai appris que la garde voulait questionner Agarwak, je n’en ai pas bien saisi la raison. Dans quoi ce petit chenapan est encore allé se fourrer ? Il nous rejoindra vite en chemin j’en suis sûr !


Dernière édition par Alcyran le Sam 16 Sep - 13:04, édité 1 fois
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Alcyran

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MessageSujet: Re: Alcyran : autant en emporte le vent   Ven 15 Sep - 15:28

Une épine dans le pied

Une promesse d’aventure et nous voilà partis en direction du Val Sanglant. Avec un nom pareil, je suis sûr que c’est une région paisible. La route n’est pas très longue, nous passons rapidement à Dernier Rempart pour commercer. Le Val est constellé de magnifiques roses écarlates, c’est très plaisant. Une incursion furtive dans notre camp par de petite créature est promptement repoussée. Fort Epine n’est pas bien loin quand j’aperçois du sang et huit tombes fraîchement creusées. De petites empreintes s’éloignent vers le sud, et nous décidons d’élucider ce mystère.

Après avoir crapahuté avec insistance, la piste semble s’évanouir. Un survol me dévoile une clairière avec des bosquets de roses impeccablement taillés. Quelle horreur. J’arrête Arioch avant qu’il pose le pied sur un piège, et c’est en volant que nous approchons de l’escalier central descendant. Une petite flèche vient se ficher dans ce grand gaillard d’Arioch : des archers farfadets se dissimulaient au sein des bosquets épineux. Ils s’expriment en langue sylvestre, au sujet d’un roi des roses. Arsenio nous fait disparaître, et la voix d’Agarwak se manifeste. A l’étonnement de le retrouver, se mêle la confusion d’un début d’affrontement. Parlant leur langue, j’essaie de négocier un passage en disant venir rencontrer le roi des roses. Ils acceptent à demi-mots mais ont l’air de vrais filous. Je me prémunis d’une mauvaise surprise en me drapant de vent. Bien m’en prend puisque ce sont deux flèches qui sont ainsi déviées, et je passe accompagné d’Agarwak pour m’enfoncer sous terre.

La porte s’ouvre grand devant moi, plutôt classe. Un attroupement de petites créatures festoie. Des morceaux d’humains sont au menu. Je tente néanmoins l’approche diplomatique en sortant la jolie statuette de dragon de feu la mandragore. J’ai à peine salué l’assemblée – qui me répond de manière bien impolie – qu’un félin apparaît à proximité de celui qui doit être le roi. J’essaie de calmer le jeu, mais je comprends qu’Arsenio, secondé par Arioch, a initié l’assaut. Après un combat rude, affrontant un ennemi en surnombre usant d’armes empoisonnées, j’essaie de porter secours au roi pour l’interroger. Agarwak se jette sur lui pour l’occire, mais ripe et ne fait que lui entailler la gorge et le sternum. Je le soigne, mais Agarwak, qu’Arioch n’arrive pas plus à maîtriser que moi se jette à nouveau sur lui. Le roi se transforme en rose mais ne survit pas à la bombe incendiaire d’Agarwak. Je prends la rose brûlée, qui sait, elle pourrait être utile…
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Alcyran

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MessageSujet: Re: Alcyran : autant en emporte le vent   Ven 22 Sep - 14:35

Le sanctuaire des lutins

Arioch s'échine à découper la haie épineuse qui obstrue le fond de la salle, et Agarwak ne trouve rien de mieux que roter du feu dessus. Technique originale. La fouille des quartiers du roi des roses nous réserve quelques surprises. Un chaudron de poison, un livre de recettes occultes, un lot d'oreilles humaines et deux oreilles de farfadet. Visiblement les petites créatures ont un fétichisme tout particulier. Le livre révèle un rituel de régénération de membres grâce à un greffon : c'est ce à quoi servent les oreilles humaines, fabriquer des oreilles de farfadet !

Je roule le magnifique tapis qui orne la petite salle et réclame de l'aide pour charger le trône de chêne massif sur Nimbus, mais je suis honteusement ignoré. L'exploration d'une nouvelle salle révèle une bonne odeur émanant de racines laxatives. J'en prélève pour me parfumer. Juste après, le bourdonnement que nous percevons depuis l'entrée devient plus fort, et une ruche d'abeille géantes apparaît derrière la porte. Arsenio s'approche et s'installe en tailleur en plein milieu. Du coup je préempte le lit du chef.

Après du repos, nous explorons la dernière ouverture. Une salle remplie de buissons de roses taillés. Agarwak lance du feu et deux farfadets se montrent. Ils avouent leur ignoble trafic d'oreilles au profit de drakes et veulent protéger un buisson géant dégageant une aura magique. Je tente de communiquer avec le rosier, mais il ne veut pas coopérer alors qu'il aurait pu constituer un véritable atout pour n'importe quel jardin. Je donne mon aval à Arsenio pour détruire cette engeance malfaisante. En revanche il est un peu prompt à exécuter les deux farfadets restant, alors que je voulais les engager comme auxiliaires. Je le soupçonne d'avoir des penchants sadiques.

Fort Épine

C'est de nuit que nous arrivons à Fort Epine, le bastion civilisé de la région. "Dame" Gilda, qui ne dépareillerait pas dans un clan barbare, nous offre du travail et nous parle des différents problèmes rencontrés : Ours-hiboux, Dragons, Gobelins, brume bizarre.... Ca n'a pas l'air de tout repos. Mais n'oublions pas les choses importantes : je demande des volontaires pour aller chercher le trône d'Alcyran, et Arsenio se porte gentiment volontaire. Je suis sceptique quand à sa capacité physique à soulever la chose, mais je fais confiance à sa magie.

En route, des yeux nous observent, mais détallent lorsque je tente de prendre contact. Arsenio se montre plus patient et amadoue les gobelins avec un peu de nourriture. Ils révèlent que leur chef a un oeuf énorme. C'est le déclic dans ma tête ! Les gobelins ont kidnappé un oeuf de dragon et font chanter les dragons qui font chanter les farfadets pour avoir des oreilles de farfadet. Nul doute qu'ils en raffolent avec un sauce aux morilles. Ils nous accompagnent et Arsenio fait carrément disparaître le trône en le touchant. Balèze !
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